
Photo SHAT
Source site Chemins de Mémoire
Jean-Baptiste Estienne (1860-1936), natif de Condé-en-Barrois est le « père des Chars ». Reçu premier au concours général de mathématiques des lycées de France en 1880 et reçu la même année à Polytechnique, il embrasse la carrière des armes dans l'artillerie. Curieux, il s'intéresse à l'aéronautique en plein essor puisqu'il préconise l'usage des ballons captifs puis des avions pour effectuer des réglages de tir précis. On lui confie rapidement un service aéronautique où il a notamment le capitaine Ferber sous ses ordres, qui y est affecté comme instructeur. Les pilotes qui sortent brevetés de son service participent officiellement aux manoeuvres de 1910, conférant à l'aviation une existence réelle au sein de l'armée. Mais c'est surtout en sa qualité d'officier d'artillerie que l'on retient son action. En effet, il préconise dès août 1914 la création d'une « artillerie d'assaut » par la création d'engins motorisés pourvus d'une cuirasse puis de chenilles en raison de leur plus grande solidité et leur aptitude à se mouvoir sur des terrains très variés. Si les Britanniques le devancèrent dans la réalisation du projet en construisant les tanks, il finit par convaincre l'Etat-Major, d'utiliser cette artillerie mobile pour rompre le front.
Nommé inspecteur général de l'artillerie d'assaut, il fut aussi à l'origine de la diversification des régiments blindés, selon les modes d'utilisation possibles : chars légers, chars lourds et blindés de liaison. Ses idées sur le char d'assaut, et de son utilisation, ont fortement inspiré les Allemands, et au premier titre Heinz Guderian, au sujet de la stratégie générale de la guerre de mouvement, l'arme blindée devenant une arme autonome et non plus le seul support de l'infanterie.
Source : François Hanscotte
Photos adressées par le Lieutenant-Colonel (R) Philippe Guibert

Quoi de plus normal qu'un char pour indiquer l'entrée du Quartier Estienne ?

Le quartier était celui que le 12° Régiment d'Artillerie et la Brigade d'Artillerie (dissous)
partageaient avec le 54° Régiment de Transmission.

Décrochage de l'insigne du 12° RA du PC.

Installation de l'insigne du 2° Régiment de Hussards, ci-devant Chamborant.

Noblesse oblige, Chamborant autant.

Chamborant dans son nouveau quartier


Les traces de la longue présence de l'Artillerie à Oberhoffen subsistent
(La Brigade et jusqu'à deux régiments dont un Pluton)

Le Régiment partage son quartier avec le 54° Régiment de Transmissions
et bientôt l'Etat-Major de la Brigade de Renseignement




